LE MINISTERE DE LA JUSTICE ENGAGE LA REFORME DE LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME

Dans le cadre de la dynamique de réforme institutionnelle en République centrafricaine, le Ministère de la Justice a organisé, le mardi 26 août 2025, à l’Alliance française de Bangui, un atelier d’induction consacré à la réforme de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF). La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le Magistrat Julius Rufin NGOUADE-BABA, Chargé de mission en matière des droits de l’homme au sein du ministère, représentant personnel du

Dans le cadre de la dynamique de réforme institutionnelle en République centrafricaine, le Ministère de la Justice a organisé, le mardi 26 août 2025, à l’Alliance française de Bangui, un atelier d’induction consacré à la réforme de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF).

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le Magistrat Julius Rufin NGOUADE-BABA, Chargé de mission en matière des droits de l’homme au sein du ministère, représentant personnel du Ministre d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Dr. Arnaud Djoubaye ABAZENE.

Une volonté politique affirmée

À travers cette initiative, le gouvernement réaffirme sa détermination à doter la République centrafricaine d’une institution plus indépendante, représentative et crédible, conformément aux standards internationaux en matière de protection et de promotion des droits humains.

« La réforme de cette commission est indispensable pour garantir la protection des libertés fondamentales et répondre aux attentes de nos concitoyens, ainsi qu’aux exigences internationales », a déclaré M. NGOUADE-BABA dans son allocution.

Cette démarche s’inscrit dans un processus global visant à renforcer la gouvernance démocratique, consolider l’État de droit et améliorer la protection des citoyens face aux violations des droits humains.

Une concertation inclusive

L’atelier, financé par l’Ambassade de France en Centrafrique, a réuni divers acteurs : représentants des institutions publiques, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers. Les participants ont échangé sur les défis actuels rencontrés par la CNDHLF et proposé des pistes de réforme adaptées au contexte national.

Parmi les points soulevés figurent notamment :

  • La nécessité d’une plus grande autonomie financière et administrative de la commission ;
  • L’importance d’une représentativité élargie incluant la société civile et les groupes vulnérables ;
  • La mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation plus rigoureux pour renforcer l’efficacité des interventions de la CNDHLF.

Une étape décisive pour l’État de droit

La réforme de la CNDHLF intervient dans un contexte où la République centrafricaine cherche à stabiliser ses institutions et à renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.

Elle constitue un jalon essentiel dans la consolidation de la démocratie et dans la mise en place d’un environnement institutionnel capable de répondre aux aspirations légitimes des Centrafricains en matière de justice, d’égalité et de liberté.

Le Ministère de la Justice entend poursuivre ce processus de réforme de manière inclusive et transparente, avec l’appui de ses partenaires, afin de faire de la CNDHLF une institution forte, crédible et respectée, au service de la promotion et de la protection des droits humains en République centrafricaine.